10-09-09

Un décès sur deux après intervention médicale en Flandre


Près d’un décès sur deux, en Flandre, survient suite à une intervention médicale de fin de vie. C’est le constat que dresse une étude de la VUB publiée ce jeudi dans le « New England Journal of Medicine ». L’enquête, coordonnée par le professeur Johan Bilsen, a été menée auprès de médecins qui ont signé plus de 15.000 attestations de décès, en 1998, 2001 et 2007. 

L’étude montre que la proportion d’euthanasies a pratiquement doublé, en neuf ans, suite à la légalisation de cette pratique, en 2002. Elle ne représente cependant que 1,9 % des décès enregistrés (1,1 % en 1998).

La loi, qui impose le consentement éclairé du patient, a fortement réduit le nombre d’interventions médicales conduisant au décès du patient sans son accord explicite : elles représentent 1,8 % des décès, en 2007, contre 3,2 %, en 1998.

Pratiques bien plus courantes que l’euthanasie, selon l’étude : l’injection de morphine, afin de soulager la douleur et d’atténuer les symptômes de la maladie (26,7 %), ou la sédation profonde et continue, qui consiste en une anesthésie générale plongeant le patient dans l’inconscient et altérant sa fonction respiratoire (14,5 %). Sans surprise, l’intervention la moins courante est le suicide assisté par un médecin (0,07 %).

Les morts naturelles, sans intervention médicale, représentent 31,9 % de l’ensemble des décès, contre 47,8 % pour les fins de vie consécutives à une intervention médicale. Avant la loi légalisant l’euthanasie, un acte médical de fin de vie n’était posé que dans moins de 40 % des cas.


RICARDO GUTIERREZ

Le Soir, jeudi 10 septembre 2009

23:39 Gepost door agora in Algemeen | Permalink | Commentaren (0) |  Facebook |

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